Le créateur du web nous explique comment le sauver.

Sir Tim Berners-Lee
C’est ce bon bougre, Sir Tim Berners-Lee, qui a inventé le web.

Aujourd’hui, cela fait 28 ans que Sir Tim Berners-Lee a inventé le web. Il a imaginé le web comme étant une plateforme ouverte qui pourrait permettre à n’importe qui de partager de l’information, accéder à des opportunités et collaborer en oubliant les barrières géographiques et culturelles. D’un côté, c’est un pari réussi pour Tim mais cela n’a pas été de tout repos pour le garder libre et ouvert. Au cours de l’année passée, il est devenu extrêmement soucieux de son avenir à cause de trois nouvelles tendances qui causerait, selon lui, la destruction du web.

 

Nous avons perdu le contrôle de nos données personnelles

données personnelles

Le business model d’une grande part des sites internet est de proposer du contenu gratuit en échange de données personnelles. Beaucoup d’entre nous sommes d’accord avec ce fait même si ça passe par accepter des documents de termes et conditions que personne ne lit (à part les psychos rigides qui représentent à peu près 0,001% des gens d’après nos calculs). Mais nous oublions quelque chose. Puisque ces données sont détenus par d’autres, nous perdons le bénéfice que nous pourrions en tirer et le choix de les partager avec qui nous voulons et quand nous voulons. En plus de cela, nous ne pouvons pas non plus choisir ce que nous choisissons de partager.

Cette impressionnante collection de données a d’autres impacts. Comme, par exemple, la collaboration des entreprises avec le gouvernement qui outrepasserait les lois concernant nos droits à la vie privée. Dans des régimes politiques régressifs, il est facile d’imaginer le mal qui peut être causé : des bloggers peuvent être arrêtés ou même tués si les politiques le veulent.

Mais même dans des pays où nous pensons que le gouvernement est bienveillant, pouvoir espionner n’importe qui, va tout simplement trop loin. La liberté de penser s’en trouve alors bridée et le web n’est plus utilisé pour parler de sujets importants comme la sexualité ou la religion.

 

La désinformation se propage trop facilement sur le web

Fake News

Aujourd’hui, la plupart de gens trouvent leurs informations sur le web à travers les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. Ces sites font plus d’argent lorsque nous cliquons sur les liens qu’ils nous montrent. Et ils choisissent ce qu’ils nous montrent grâce à des algorithmes qui utilisent nos données personnelles. Au final, ces sites nous montrent du contenu sur lequel on va cliquer – y compris des « fake news », du contenu qui est créé pour nous surprendre ou nous choquer et qui peut se propager très rapidement. Et à travers l’analyse de données et d’armées de bots, des gens mal intentionnés peuvent utiliser ce système pour en tirer profit financièrement ou pour un gain politique potentiel.

 

La publicité politique en ligne à besoin de transparence et on doit comprendre qu’elle est présente

Trump Fake News

La publicité politique en ligne est rapidement devenue une industrie sophistiquée. Du fait que la plupart des gens tirent leurs informations d’une poignée de plateformes et de la complexification des algorithmes qui utilisent nos données personnelles, on peut maintenant créer des publicités ciblées pour monsieur tout le monde.

En 2016, lors des élections américaines, on estime que 50 000 variations de publicités ont été diffusées chaque jour sur Facebook, une situation presque impossible à contrôler. De plus, les politiciens ont utilisé les publicités Facebook pour rediriger leur auditoire vers des sites de « fake news » pour faire adhérer les gens à leur campagne. C’est un fait : la publicité ciblée permet de manipuler la masse. Et est-ce que c’est démocratique ? Pas le moins du monde.

Nous avons pensé qu’il était de notre devoir de partager ce point de vue en tant que média libre. Reste à espérer que l’on ne nous pende pas sur la place publique pour l’avoir partagé. Et vous, qu’en pensez-vous?

REPONDRE

Please enter your comment!
Met ton blaz' ici